À partir du dernier trimestre 2026, une nouvelle formalité s’imposera à des dizaines de millions de voyageurs qui se rendent en Europe : l’ETIAS, une autorisation de voyage électronique désormais obligatoire pour entrer dans l’espace Schengen sans visa. Ce dispositif, plusieurs fois repoussé, doit enfin entrer en service cette année, avec une période de transition avant son application totale.
Qu’est-ce que l’ETIAS et qui est concerné ?
L’European Travel Information and Authorisation System (ETIAS) est une autorisation électronique préalable, comparable dans son principe à l’ESTA américain. Elle concernera les ressortissants d’une soixantaine de pays jusqu’ici dispensés de visa pour de courts séjours en Europe — au Canada, au Royaume-Uni ou aux États-Unis notamment — dès lors qu’ils souhaitent entrer dans l’espace Schengen ou à Chypre pour un séjour de moins de 90 jours sur une période de 180 jours. Les citoyens de l’Union européenne et de l’espace Schengen ne sont, eux, pas concernés par cette obligation.
Combien coûte l’ETIAS et comment l’obtenir ?
La démarche se fera entièrement en ligne, uniquement sur le site officiel de l’Union européenne — une précision qui compte, alors que plusieurs sites frauduleux proposent déjà de « vendre » des autorisations ETIAS moyennant des frais gonflés. Le formulaire officiel coûtera 20 euros et la réponse sera généralement délivrée sous 96 heures, un délai qui peut s’allonger en cas de contrôle complémentaire. Une fois délivrée, l’autorisation restera valable trois ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si celle-ci survient avant.
- Exemptions prévues pour les voyageurs de moins de 18 ans et de plus de 70 ans
- Démarche à effectuer avant le départ, jamais à l’arrivée à la frontière
- Un seul document valable pour l’ensemble de l’espace Schengen et Chypre
- Aucune démarche à prévoir pour les citoyens de l’Union européenne
ETIAS et EES : deux systèmes à ne pas confondre
L’ETIAS ne doit pas être confondu avec l’EES (Entry/Exit System), déjà opérationnel aux frontières européennes. L’EES enregistre numériquement les entrées et sorties des voyageurs non-européens, remplaçant le tamponnage manuel des passeports. L’ETIAS, lui, est une autorisation à obtenir en amont du voyage : les deux dispositifs sont complémentaires et s’appliquent souvent aux mêmes voyageurs, mais l’un ne dispense pas de l’autre. Concrètement, un touriste canadien ou britannique devra à la fois avoir son ETIAS en poche avant de partir, puis se soumettre à l’enregistrement biométrique de l’EES au passage de la frontière.
Une entrée en vigueur progressive
Contrairement à une bascule brutale, une période de transition d’au moins six mois est prévue après le lancement, suivie d’un délai de grâce, avant que l’autorisation ne devienne réellement obligatoire pour franchir la frontière. Dans l’intervalle, il restera donc possible d’entrer en Europe sans ETIAS, le temps que voyageurs, compagnies aériennes et agences s’adaptent au nouveau dispositif. Cette prudence fait écho aux difficultés déjà rencontrées lors du déploiement de l’EES, dont la généralisation a elle aussi été étalée sur plusieurs mois pour éviter l’engorgement des postes-frontières.
Pour les professionnels du voyage et du tourisme, cette nouvelle étape administrative s’ajoute à une liste déjà longue de formalités à anticiper avant un séjour en Europe. Elle rejoint aussi les astuces pratiques à connaître avant de préparer un voyage, et illustre une tendance de fond : la numérisation croissante des démarches aux frontières, entre reconnaissance biométrique et formulaires en ligne.
Questions fréquentes
L’ETIAS est-il un visa ?
Non. Il s’agit d’une autorisation de voyage électronique, plus légère qu’un visa classique, qui se demande en ligne avant le départ pour des séjours de courte durée.
Les Français doivent-ils demander un ETIAS ?
Non, les citoyens de l’Union européenne et de l’espace Schengen ne sont pas concernés par cette obligation, qui vise les ressortissants de pays tiers exemptés de visa.
Que se passe-t-il si je voyage avant l’entrée en vigueur obligatoire de l’ETIAS ?
Pendant la période de transition d’au moins six mois suivant le lancement, il restera possible d’entrer en Europe sans autorisation ETIAS, le temps que le dispositif se généralise auprès des voyageurs et des transporteurs.
Sources
Gouvernement du Canada, conseils aux voyageurs pour l’Europe
AXA Schengen, les changements pour voyager en Europe en 2026
Paris je t’aime, EES, ETIAS et Schengen 2026 expliqués aux professionnels
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
