Le commerce en ligne français a plutôt bien traversé le printemps et le début de l’été. Mais derrière la bonne santé globale affichée par la vente en ligne, un secteur se distingue nettement des autres : l’électroménager et le high-tech. Dans cette catégorie, ce ne sont pas les pure players qui tirent la croissance, mais les enseignes qui possèdent aussi des magasins physiques.
Un deuxième trimestre porté par la chaleur et les promotions
Selon les chiffres de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), les ventes en ligne ont atteint 52,2 milliards d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 8,5 % sur un an. Sur l’ensemble du premier semestre, la progression ressort à 6,6 %, pour un marché qui dépasse déjà les 102 milliards d’euros. Le mois de juin a particulièrement compté dans ce résultat : les épisodes de fortes chaleurs ont dopé la demande en climatiseurs et ventilateurs, au même moment où se multipliaient les opérations promotionnelles. Pour mieux cerner ce que ces chiffres changent concrètement, on peut les comparer à ceux d’un secteur voisin, celui des achats en ligne de la rentrée, où les nouvelles règles de rétractation jouent aussi un rôle.
Électroménager et high-tech, les vraies locomotives
Dans le détail par famille de produits, c’est le secteur de l’électroménager et du high-tech qui a le plus progressé, avec une hausse également de 8,5 % sur la période. Mais le chiffre le plus parlant n’est pas celui-là : en juin, les enseignes qui disposent à la fois d’un site marchand et d’un réseau de magasins ont vu leurs ventes en ligne croître à un rythme supérieur de plus de 50 % à la moyenne du secteur. Autrement dit, ce ne sont pas les acteurs 100 % en ligne qui ont le plus profité de la dynamique, mais les enseignes omnicanales, capables de combiner retrait en magasin, conseil physique et commande à distance.
- Le retrait en magasin rassure sur les délais, un point sensible pour un achat d’électroménager souvent urgent (panne de réfrigérateur, de lave-linge).
- Le service après-vente local reste perçu comme plus simple à mobiliser qu’avec un acteur purement en ligne.
- Les opérations promotionnes coordonnées entre magasin et site renforcent la visibilité des offres.
Plus de commandes, un panier qui rétrécit
Ce trimestre confirme aussi une tendance de fond du e-commerce français : le nombre de transactions a bondi de 13,5 %, tandis que le panier moyen a reculé à 59,70 euros. Les Français achètent donc plus souvent, mais pour des montants plus modestes à chaque commande, un mouvement déjà observé sur l’ensemble du marché, comme le détaille l’analyse du panier moyen en baisse malgré la hausse des commandes. Sur l’électroménager, cette logique se traduit par des achats plus fractionnés : un petit équipement remplacé dès qu’il tombe en panne, plutôt que plusieurs appareils commandés en une seule fois.
Ce que cela change pour les acheteurs
Pour qui envisage un achat d’électroménager ou de matériel high-tech dans les prochaines semaines, plusieurs réflexes permettent de profiter de cette dynamique sans se faire piéger par un panier qui grossit discrètement :
- Comparer le prix en ligne et en magasin avant de valider une commande, les écarts pouvant encore être significatifs selon les enseignes.
- Vérifier les conditions de retrait en magasin, souvent plus rapides que la livraison à domicile.
- Se méfier des accessoires ajoutés automatiquement au panier lors du paiement, un facteur qui explique une partie de la hausse du nombre de transactions.
Cette dynamique s’inscrit aussi dans un marché plus large, où le e-commerce français continue de se transformer rapidement, comme le montre la trajectoire vers les 200 milliards d’euros dopés par l’IA évoquée récemment.
Questions fréquentes
Pourquoi l’électroménager et le high-tech progressent-ils plus vite que le reste du e-commerce ?
Parce que les enseignes de ce secteur combinent efficacement magasins physiques et vente en ligne. Le client commande en ligne mais retire souvent en magasin, ce qui rassure sur les délais et le service après-vente.
Le panier moyen qui baisse est-il une mauvaise nouvelle ?
Pas forcément. Il traduit surtout un changement de comportement : les Français fractionnent leurs achats et profitent davantage des périodes de promotion, plutôt qu’une baisse du pouvoir d’achat généralisée.
Faut-il privilégier une enseigne avec magasin pour acheter de l’électroménager en ligne ?
Ce n’est pas obligatoire, mais cela peut faciliter un échange ou une réparation en cas de souci, les chiffres du deuxième trimestre montrant que ces enseignes tirent justement leur épingle du jeu.
Sources
- Fevad – Le e-commerce progresse de 6,6 % au premier semestre 2026
- Neomag – Électroménager, EGP et high-tech sur Internet
- Ecommerce Nation – E-commerce France T2 2026 : +8,5 % de ventes, panier moyen en baisse
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
